En moyenne, les Français retraités perçoivent 1 283 € net de pension. C’est dire l’importance de se constituer un complément de retraite et ce bien avant l’âge officiel de fin d’activité. Heureusement, il existe de nombreuses solutions pour profiter sereinement de son temps libre après 60 ans. Parmi les plus connues, citons l’investissement immobilier, l’assurance-vie et le PER.

Complément de retraite : poursuivre une activité ou faire confiance aux produits d’épargne

Quand il s’agit de se constituer un complément de revenus en vue d’un départ à la retraite, les Français envisagent souvent de poursuivre une activité rémunérée afin de compléter la pension qui leur est versée. D’autres en revanche, mise sur l’un des produits d’épargne les plus prisés : l’assurance-vie.

Une enquête de l’Observatoire de l’épargne et de la retraite, réalisée en 2019 révélait que pour 69 % des Français, leur pension de retraite serait insuffisante.

Observatoire de l’épargne, 2019

Cumuler pension de retraite et activité rémunérée

En 2016, la Caisse nationale d’assurance retraite (CNAV) estimait que quelque 368 504 retraités continuaient à exercer une activité professionnelle pour compléter une pension de retraite jugée insuffisante. Une solution autorisée par la loi sous réserve toutefois de respecter certaines conditions :

  • Bénéficier d’une retraite à taux plein (à titre d’exemple, la durée minimale d’affiliation pour les personnes nées en 1960 et ayant 60 ans en 2020, est de 167 trimestres, soit 41 ans et 9 mois) et avoir mis fin à tous ses engagements professionnels. La reprise d’une activité n’engendre pas de plafond du cumul.
  • À défaut de taux plein, seul le cumul partiel d’une activité rémunérée et d’une pension de retraite est alors autorisé. Les règles de calcul varient en fonction du régime de retraite : régime de base ou régime complémentaire Agirc-Arrco.

L’assurance-vie : une fiscalité intéressante après 8 ans

Une autre solution qui peut tout aussi bien être complémentaire consiste à miser sur certains produits d’épargne pour se constituer un complément de retraite. C’est par exemple l’un des rôles de l’assurance vie qui permet de récupérer tout ou partie des sommes placées, avec une fiscalité avantageuse au bout de 8 ans de détention. Seuls les intérêts sont alors taxés, soit au titre de l’impôt sur le revenu, soit au prélèvement forfaitaire dont le barème dépend du capital récupéré. À noter que certaines situations donnent lieu à un abattement voire à une exonération d’impôts. C’est notamment le cas des départs à la retraite anticipée ou des licenciements.

Le PER, du nouveau depuis le 1er octobre 2019

Le nouveau PER a été instauré par la loi PACTE (la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises). Il s’agit d’un produit d’épargne à long terme, destiné aux particuliers. Il est disponible sous trois formes :

  • Le PER individuel qui remplace l’ancien plan d’épargne-retraite populaire (Perp) et le contrat Madelin à l’usage des travailleurs non-salariés,
  • Le PER d’entreprise collectif qui remplace le plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco),
  • Le PER d’entreprise obligatoire qui remplace le contrat article 83.

Ces trois nouveaux produits sont soumis aux mêmes règles de fonctionnement. Les droits peuvent être transférés d’un PER individuel à un PER d’entreprise et inversement. En cas d’accident de la vie ou pour l’achat d’une résidence principale, il est possible de récupérer l’intégralité de son épargne. Enfin, l’épargne volontaire est récupérable sous la forme d’une rente ou d’un capital au moment du départ à la retraite.

L’investissement immobilier pour préparer son départ à la retraite

Pour de nombreux ménages, investir dans la pierre reste une solution privilégiée pour percevoir un complément de revenus et se constituer un patrimoine en vue de la retraite. C’est également un bon moyen de préparer sa succession de son vivant. Pour ce faire, l’investissement locatif semble être une solution intéressante. Quatre dispositifs en particulier se distinguent :

  • Le dispositif Pinel pour l’investissement locatif neuf en zones tendues,
  • Le dispositif Denormandie pour l’ancien en zones ANRU,
  • Le dispositif loi Malraux dédié aux propriétaires d’immeubles anciens situés dans un secteur protégé,
  • Le dispositif Censi-Bouvard pour les investissements locatifs réalisés dans des résidences de services.

Tous ces dispositifs répondent à des règles de détention et des durées de location strictes. Ils sont particulièrement indiqués pour les contribuables fortement imposés puisqu’ils permettent à la fois de se constituer un patrimoine en vue de la retraite, mais aussi de mettre en place une stratégie de défiscalisation.

L’investissement dans une Société Civile de Placement immobilier (SCPI) est une autre alternative intéressante pour se constituer un complément de retraite tout en investissant dans l’immobilier. Plus précisément, le souscripteur achète des parts d’une société qui se charge d’investir dans la pierre et de gérer le parc immobilier acquis. Pour bénéficier d’une rentabilité plus élevée, veillez à privilégier les SCPI de rendement dédiées à l’immobilier professionnel.