Les meilleurs placements pour préparer sa retraite

À l’approche de l’âge de départ à la retraite, nombreux sont les particuliers qui se rendent compte du faible montant de la rente garantie par le système de retraite français. La pension issue des cotisations est constituée de deux niveaux : le régime de base et le régime complémentaire. Souvent insuffisante pour conserver le même mode de vie, il est nécessaire de faire appel à un troisième niveau de la pension de retraite : la retraite surcomplémentaire. Cette dernière est issue des placements privés réalisés par le particulier tout au long de sa vie professionnelle. Elle n’est pas obligatoire, mais fortement recommandée, notamment dans le cadre des réformes des retraites successives. Découvrez quels placements choisir pour optimiser votre préparation de la retraite.

Comparatif des placements pour préparer sa retraite

Les placements pour se prémunir en vue du départ à la retraite sont nombreux. Et surtout, ils ne sont pas antinomiques ! Vous pouvez tout aussi bien diversifier vos placements pour préparer votre retraite et ainsi ne pas mettre « tous vos œufs dans le même panier ». Afin de vous aiguiller dans votre choix, vous trouverez ci-dessous un tableau comparatif des placements financiers et immobiliers pour préparer sereinement la retraite.

Placements pour préparer sa retraiteAvantages des placementsInconvénients des placements
Assurance-vie classique (fonds euros ou unités de compte)Placement parfaitement adapté pour faire fructifier un capital
Fiscalité de l’assurance-vie très avantageuse
Après 8 ans, les gains bénéficient d’un abattement annuel
Aucune garantie de revenus à vie et obligation de conserver
PERLes versements sur le PER sont déductibles fiscalement et non soumis au plafonnement des niches fiscales
Imposition à la sortie (en capital ou sous forme de rente)
Très faible liquidité du produit, l’épargne est indisponible jusqu’à la retraite
Immobilier locatifRente sous forme de loyers
Possibilité de bénéficier d’une réduction d’impôt avec les dispositifs de défiscalisation
Très faible liquidité
Rendement des loyers faible
Forte imposition des revenus locatifs et forte charge administrative
Les revenus fonciers supportent l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %.
SCPIOutil de diversification très intéressant pour investir dans l’immobilier
Rendement très intéressant
Apport faible pour un investissement immobilier (ticket d’entrée d’environ 1 000 €)
Attention à la diversification des produits
Risque de faillite de la société de gestion
Revenus non garantis
ViagerLa rente viagère permet de financer un autre logement plus adapté au vieillissementLe bien immobilier ne peut pas être transmis à ses proches/ses descendants
Complexité juridique
Ce n’est pas un placement de retraite “standard”, mais une option patrimoniale de niche

L’assurance-vie classique

L’assurance-vie reste l’un des placements les plus utilisés pour préparer la retraite. Elle permet de constituer un capital dans un cadre souple, avec la possibilité d’effectuer des retraits ponctuels ou programmés au moment où les revenus diminuent. Elle peut aussi être utilisée dans une logique de transmission.

Sa fiscalité conserve un intérêt particulier après 8 ans de détention. Lors d’un rachat, seule la part correspondant aux gains est imposable. Après 8 ans, ces gains bénéficient d’un abattement annuel, ce qui peut en faire un outil pertinent pour compléter ses revenus à la retraite. En revanche, l’assurance-vie ne garantit pas, à elle seule, un revenu viager sauf option spécifique de rente, et son intérêt dépend beaucoup de l’allocation choisie entre fonds en euros et unités de compte.

Bon à savoir :

Importés des pays anglo-saxons après 2008, les contrats d’assurance-vie à annuités variables garantissent une rente viagère même après l’épuisement du capital initial, transférant le risque de longévité à l’assureur. Très populaires au début des années 2010, ils ne sont plus commercialisés en France aujourd’hui en raison de la faiblesse des taux d’intérêt.

L’investissement immobilier

Comparer l’investissement immobilier, qu’il soit locatif ou via des placements en SCPI, est fortement compliqué. La nature même des produits diffère. Si les rendements promis par les SCPI peuvent concurrencer celui obtenu par l’assurance-vie, on ne peut pas en dire autant de l’immobilier locatif (statut LMNP, loi Jeanbrun, Malraux, Denormandie…).

L’attachement des Français pour la pierre n’est plus à démontrer. L’investissement immobilier est fortement plébiscité en France (61,2% possèdent au moins un bien immobilier selon Les Echos), de par son aspect sécuritaire et l’idée que se font les Français d’un placement concret. Nous ne pouvons que recommander cet investissement. Mais il doit être complété par d’autres sources de revenus, d’une part pour des raisons fiscales, et d’autre part pour des raisons pratiques.

La fiscalité des revenus issus de la pierre

L’imposition que subissent les revenus fonciers est assez conséquente : sur ces derniers sont prélevés l’impôt sur le revenu auquel s’ajoutent des prélèvements sociaux de 17,2 % dont la CSG (9,2 %), la CRDS (0,5 %) et le PS (7,5 %). De plus, dans le cas d’un investissement en SCPI, certaines actions menées par la société de gestion peuvent avoir pour conséquence le versement de revenus financiers qui pourrait avoir des conséquences importantes sur votre fiscalité.

La faible liquidité du capital

Une autre limite à l’investissement immobilier est sa très faible liquidité. Dans le cadre d’une succession non préparée, nombreux sont les concernés et leurs descendants qui ne peuvent bénéficier du capital rapidement, ce dernier étant bloqué par la vente du bien immobilier. De plus, l’investissement locatif implique une charge administrative très importante, dans la déclaration des revenus, mais également tout ce qui se rapporte à la location du bien. L’absence de locataire en période de vacance locative implique également une absence de revenus.